Licenciement abusif : le barème des indemnités expliqué simplement
Réponse courte
Depuis 2017, si un licenciement est jugé sans cause réelle et sérieuse, l'indemnité est encadrée par un barème : de 1 à 20 mois de salaire brut selon votre ancienneté (avec des planchers réduits dans les entreprises de moins de 11 salariés). Ce barème rend l'issue largement calculable — mais il ne couvre pas tout : salaires impayés, heures supplémentaires et préavis s'y ajoutent, et il est écarté en cas de nullité (harcèlement, discrimination, violation d'une liberté fondamentale).
Comment lire le barème
Deux paramètres commandent la fourchette : votre ancienneté et la taille de l'entreprise. Le salaire de référence est calculé selon la formule la plus favorable (moyenne des 12 derniers mois, ou tiers des 3 derniers). Un simulateur officiel existe sur service-public.fr — mais la vraie question n'est pas la fourchette théorique : c'est ce que votre dossier permet de soutenir.
Ce qui s'ajoute au barème
Le barème ne concerne que l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. S'y ajoutent, le cas échéant : l'indemnité légale ou conventionnelle de licenciement, le préavis et les congés payés, les rappels de salaires et d'heures supplémentaires (sur 3 ans), et l'indemnité forfaitaire de 6 mois en cas de travail dissimulé.
Quand le barème ne s'applique pas
En cas de nullité du licenciement — harcèlement, discrimination, dénonciation de faits, violation d'une liberté fondamentale — le barème est écarté et l'indemnité minimale est de 6 mois de salaire, sans plafond. C'est l'un des points que toute analyse sérieuse d'un dossier de licenciement doit vérifier en premier.
Questions fréquentes
Le barème s'applique-t-il à tous les licenciements ?
Combien de temps ai-je pour contester ?
Puis-je connaître ma fourchette avant d'engager quoi que ce soit ?
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